Transis'Kerne

 

 

Organisé par Alternatiba-ACTES en Cornouaille, Transis'Kerne s’est tenu à Quimper du 17 au 25 novembre 2023, en marge du lancement de la COP28 à Dubaï.

 

17-18 novembre - Transiscothon en Terres Bretonnes

 

 

Co-organisé avec Transiscope, le Transiscothon a rassemblé sur deux jours une communauté dynamique d’une quarantaine d’acteurs engagés dans la transition écologique et solidaire. Cet événement, situé au cœur de la Bretagne, a été l'occasion pour les participant·es de discuter, d’échanger et de coopérer autour des thématiques clés de la cartographie collaborative, du modèle de société à atteindre et la bifurcation nécessaire. Grâce à des formats d’animation variés, Transiscope est venu apporter à Quimper, un cadre de coopération et des outils permettant de renforcer les écosystèmes d’alternatives !

 

 Le Transiscothon à Quimper a été un moment clé pour la communauté Transiscope, offrant un espace de collaboration, d’innovation et de partage d’idées. Cet événement a renforcé le réseau et a posé les bases pour de futures initiatives et collaborations, essentielles pour avancer vers une société plus durable et équitable. 

 

24 novembre - Table ronde sur les besoins, les usages et le partage de l’eau dans le monde de l’agriculture et de l’agro-alimentaire face aux enjeux climatiques et sociaux

 

Cette table ronde s'est tenue le vendredi 24 novembre aux Halles Saint-François de Quimper.


Après un premier temps de présentation des visions politiques de chacun et chacune sur les
différentes aspects abordés, a suivi d’un temps de débat entre les intervenant·es et d’un
temps d’échange avec le public.


En présence de :

  • Benoît Biteau, député européen écologiste ;
  • Nicolas Forray, secrétaire général Eau et Rivières de Bretagne ;
  • Sophie Jézéquel, vice-présidente de la Chambre d’Agriculture Finistère ;
  • Bastien Moysan, porte-parole de la Confédération Paysanne 29 ;
  • Thomas Picheral, directeur du SAGE Ouest Cornouaille.

25 novembre - Rassemblement Dérèglements écologiques et désordres du monde

 

Les dérèglements écologiques ne sont pas une menace future et lointaine.


Que ce soit par des sécheresses, des tempêtes et des incendies, par l’inexorable montée des eaux ou par des canicules désormais régulièrement mortelles, les conséquences de ces événements climatiques extrêmes de plus en plus violents et fréquents sont déjà catastrophiques. La difficulté d’accès aux ressources naturelles qui se raréfient comme le sont l’eau douce et l’eau potable, le gaz, le pétrole, les métaux rares ou les terres arables conduit à l’aggravation des tensions entre pays exploiteurs et pays exploités et à la multiplication de conflits armés autour du contrôle de ces ressources. La destruction des écosystèmes naturels crée des situations d’insécurité alimentaire et sanitaire dans des régions entières.


Tous ces bouleversements écologiques et sociaux ont des conséquences déjà concrètes et dramatiques : pandémies, famines, guerres, migrations forcées, exploitation des travailleur·ses sont la réalité de la population de nombreuses régions du globe. Et, loin de s’arrêter, ces bouleversements continueront à s’aggraver et à se multiplier avec les dérèglements climatiques jusqu’à remettre en cause les conditions d’habitabilité de la planète pour toutes et tous.


Lutter pour protéger le climat et la biodiversité, c’est se battre pour un monde en paix pour toutes et tous, partout sur la planète.


Ne pas se battre contre le dérèglement climatique, c’est accepter de rendre des régions
entières invivables, en proie à des désordres écologiques et sociaux toujours plus violents.
Alors que la COP28, présidée par Sultan Ahmed Al Jaber, dirigeant de la plus grande compagnie pétrolière et gazière émiratie, l’ADNOC, qui continue d’investir massivement dans le développement des énergies fossiles, se tiendra à partir du 30 novembre à Dubaï, nous appelons les citoyennes et citoyens, organisations, collectifs et associations à nous rassembler massivement afin de :

  • dénoncer l’hypocrisie des gouvernements qui, tout en mettant en scène la mascarade des COP, n’agissent pas à la hauteur des enjeux malgré des alertes toujours plus précises et documentées de la part de la communauté scientifique mondiale ;
  • condamner l’inaction climatique mondiale et la mascarade des sommets mondiaux tels que les COP successives qui condamnent aujourd’hui des millions de personnes, et des milliards demain, à des troubles écologiques et sociaux qui mettent en cause leur droit à une vie décente ;
  • dénoncer la complaisance et la complicité des états envers les multinationales surpuissantes, principales responsables des dérèglements climatiques, de la destruction des écosystèmes et de l'exploitation des travailleur·ses partout dans le monde ;
  • exiger la mise en place immédiate des mesures et solutions d'urgence ambitieuses - parfaitement connues - nécessaires afin de réduire drastiquement les émissions de CO2 et arrêter la surexploitation des ressources.

Appel signé par une quinzaine d'associations et collectifs quimpérois.